Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

le blog des communistes et sympathisants de Ploemeur et Larmor-plage

27 octobre 2020

solitaire ou solidaire...

solitaire ou solidaire...
Rien n’est solitaire, tout est solidaire…Le lien démocratique est de même nature que le rayon solaire Victor hugo Proses philosophiques, L’âme
19 juillet 2020

millionnaires et fiscalité

62.000 millionnaires en plus dans notre pays et à eux on ne leur demande rien, même pas l'ISF ! (Fabien Roussel)
3 juin 2020

USA, racisme et capitalisme

USA, racisme et capitalisme
"Je crois que de plus en plus les Noirs voient le racisme et toute l’oppression dirigée contre les Noirs comme une partie d’un système plus grand, comme une partie du capitalisme." Angela Davis
26 septembre 2026

FETE DE L'HUMANITE BRETAGNE 2026

15 septembre 2026

Montée des eaux et recul du littoral, « Cachez ce problème que je ne veux voir »

Les 2 journaux régionaux (ouest-France, samedi 12 septembre  et le Télégramme, lundi 14 septembre) se font l’écho d’une publication du conseil de développement du pays de Lorient intitulé :Vulnérabilités du littoral : anticiper les effets de cascade en pays de Lorient-Quimperlé

. Cette étude porte un regard inquiétant sur le recul du trait de côte et les phénomènes qui ne vont pas manquer de se produire très rapidement, voire pour certains se produisent déjà.

Plus que le contenu, nous souhaitons revenir sur les propos de M. Loas, Maire de Ploemeur et vice-président de l’agglomération en charge de ces questions. Ses réactions méritent un regard attentif.

En effet, M. Loas qui n’a pas jugé bon d’inscrire la commune de Ploemeur dans les dispositifs du CEREMA cité dans l’article, contrairement à plusieurs maires du territoire, s’étonne et s’insurge contre cette publication. Cette question fut pourtant un enjeu de la campagne des municipales du mois de mars dernier. Pas de surprise donc…

Plus grave, et qui nous indigne, c’est la mise en cause brutale de ce travail et en filigrane de l’existence même du CDDPL. A l’instar de son mentor, M. Lappartient, dont il est aussi le vice-président au sein de l’exécutif du département, M. Loas quand il rencontre un obstacle ne cherche pas à argumenter mais plutôt à démanteler. Il remet en cause l’existence même de la structure aujourd’hui obligatoire (dans les collectivités de + de 50 000 habitants) et financées par celles-ci

Nous appelons chacun à se rappeler de ces pratiques à la veille d’échéances pour lesquelles, M. Loas soutient l’un des protagonistes. Toute victoire de ce dernier pourrait bien avoir des conséquences désastreuses pour le débat public et la diversité des opinions.

Ce travail est en accès libre sur le site du CDDPL

15 septembre 2026

 

15 septembre 2026

rentrée scolaire, l'avis du Maire de grigny

 

11 janvier 2025

1924-1925 Douarnenez, la lutte des sardinières

" Les luttes des Penn Sardin, quelques souvenirs…." - par Piero Rainero

Les luttes des Penn Sardin, quelques souvenirs….

Ma mère Marie-Thérèse Moulac avait 14 ans à l’époque et travaillait aux Établissements Bézier. Le Bézier qui était alors le responsable du syndicat patronal des industriels de la conserve et dont le Préfet du Finistère, dans une note au Ministère du Travail qui fut rendue publique par le journal « Le Temps » , disait qu’il était « Le plus impopulaire et détesté de tous. »

Ma mère, comme les autres Penn Sardin, n’avait rien oublié.

Elles parlaient toutes de ce mouvement avec une légitime fierté. Évoquant « les conditions de travail très dures », les « petits salaires » et « la misère des gens », « l’autoritarisme flirtant avec la violence du patronat », leur participation aux manifestations, aux confrontations avec les gendarmes à cheval dans les petites rues du port, la tentative d’assassinat du maire communiste, Daniel le Flanchec, par des malfrats recrutés à Paris et grassement payés par les industriels pour semer le désordre dans la ville, les meetings aux Halles et les chants entonnés en chœur dans les usines et qu’elles chantaient encore, 50 ans après, avec la même émotion et la même colère qu’au temps de leur jeunesse. Je me souviens d’une réunion de la section du PCF de Douarnenez, au tout début des années 70, où une Penn Sardin entonna plusieurs de ces chansons reprises par l’assemblée dont le maire Michel Mazéas.

Lorsque certaines d’entre elles étaient surprises dans les ateliers à chanter, elles étaient immédiatement « mises à la porte ». Dans le pays bigouden, des chefs d’entreprise allaient jusqu’à faire signer des engagements à ne pas chanter des chansons comme par exemple ce chant ouvrier né dans le Nord de la France dans la seconde moitié du 19ème siècle et devenu emblématique de la lutte des sardinières :

 

« Saluez, riches heureux,

Ces pauvres en haillons,

Saluez, ce sont eux

Qui gagnent vos millions. »

 

Lorsque la fatigue et le manque de sommeil font tomber les paupières, que les gestes mécaniques ininterrompus, mille fois répétés pendant des heures, engourdissent les doigts et rendent les mains maladroites, chanter faisait oublier la dureté du travail dans le froid, l’humidité, le bruit incessant des machines, et les odeurs âcres, irritant les yeux et la gorge, de l’huile de friture et des viscères de poissons qui imprégnaient les vêtements.

Chanter donnait de l’énergie, de l’espoir, faisait vivre la solidarité, la confiance, comme un support, un moteur, de la conscience entre ces ouvrières, tout en étant l’affirmation d’une forme de résistance.

Le chant est un moyen d’expression universel pour porter la colère, la tristesse, la joie, l’espérance.

Les esclaves noirs chantaient dans les champs de coton aux USA.

«  On se battait pour notre dignité, tout simplement, et la dignité c’était pour nous des salaires décents qui nous permettent de vivre normalement et des conditions de travail plus humaines. » Combien de fois n’ai-je pas entendu cela dans les propos de ces Penn Sardin douarnenistes que j’ai rencontrées. Le mot qui revenait le plus dans leurs récits était celui de « dignité ».

Cette grève dont on parlait peu jusque dans les années 70, sinon que dans les familles de ses derniers acteurs et témoins, eut en son temps, un grand retentissement national.

Marcel Cachin alors député de la Seine et directeur de « L’Humanité » se déplaça à Douarnenez où il s’adressa aux grévistes en breton. Ma mère et d’autres s’en souvenaient très bien. Une ouvrière me dit un jour à ce propos : « Ça nous avait marqué un Parisien qui parlait breton. » Elles ignoraient alors que Marcel Cachin était un Breton bretonnant de Paimpol.

Ce mouvement des Penn Sardin est, depuis quelques années, l’objet d’études et de travaux universitaires. Sociologues, historiens, chercheurs, étudiants publient livres et articles qui rencontrent un large écho. Des journalistes recherchent les documents d’époque pour en faire des documentaires. Des conférences sont organisées, des cercles culturels montent des spectacles, de jeunes musiciens écrivent des chansons sur lesquelles dansent les générations nouvelles.

Il n’y a pas de plus bel hommage qui puisse être rendu à toutes ces combattantes pour le respect des droits humains qui ont écrit, il y a un siècle, cette belle page des luttes ouvrières en Bretagne.

Au front du profit « des capitalistes de la conserve » ainsi que Marcel Cachin nomma dans une intervention à la tribune de l’Assemblée Nationale les patrons d’usines de Douarnenez, elles opposèrent, pendant 46 jours, le front uni des luttes sociales pour la justice et le progrès.

Et elles furent victorieuses.

 

Piero Rainero.

10 avril 2021

la sécu, c'est vital !

tract secu1

tract secu2

24 mai 2020

COLERE

COLERE
Déclaration de Pierre LEMAITRE, écrivain, prix Goncourt 2013: "Alors, je suis très en colère devant ces gens qui, pendant des années, nous ont donné des leçons et nous ont culpabilisés pour se rendre compte aujourd'hui que le service public qu'on réclamait,...
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>
le blog des communistes et sympathisants de Ploemeur et Larmor-plage
Newsletter
Derniers commentaires