02 mai 2014

HOLLANDE-VALLS L'AUSTERITE SANS HESITATION

50 milliards de coupes budgétaires, les cadeaux aux patrons qui continuent, les services publics à la moulinette... plus personne ne peut décemment nommer de gauche le pacte de responsabilité du gouvernement. A l'assemblée nationale, l’hostilité à ce projet a traversé tous les groupes de gauche, y compris le groupe socialiste. Tous les députés Front de gauche et une grande majorité d'EELV ont voté contre. 41 députés socialistes ont refusé de le cautionner. Ce plan n'a pu passer qu'avec la complicité du centre. La droite en a fait l'éloge. Pas étonnant, il s'inscrit dans le droit fil de la politique de Nicolas Sarkozy.

Manuel Valls est passé sur l'autre rive en assumant une politique de droite

A la tribune de l'Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu à la fronde de députés socialistes par quelques aménagements cosmétiques mais l'affront à notre pays, aux familles, aux fonctionnaires et aux retraités est assumé crânement.

Pour la première fois sous la V° République, un chef de gouvernement issu d'une majorité parlementaire de gauche défend une politique dont la droite et le patronat avaient rêvé sans jamais espérer aller aussi loin, aussi brutalement.

Un âge d'or pour les entreprises, sans contre-partie, payé sur le dos du monde du travail et des plus fragiles. Une hémorragie de 50 milliards d'euros dans la dépense publique et sociale pour moins de service public, de solidarité et d'égalité de traitement, le dynamitage en règle de la protection sociale et de la démocratie locale.

Il n'y aura pas  « d'apaisement » avec une telle orientation comme y invite M.Valls mais une aggravation rapide et dangereuse de la crise politique, sociale et économique. « Ce qui empêche d'installer la confiance », c'est une politique de droite alors que le changement, en 2012, avait été annoncé à gauche. Le premier ministre lui est passé sur l'autre rive en assumant une politique de droite : celle d'une austérité à perpétuité.



CONTRE LA LOI DE LA FINANCE EN FRANCE COMME EN EUROPE

L'HUMAIN D'ABORD

LE 25 MAI VOTONS FRONT DE GAUCHE



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24 avril 2014

RENTREE SCOLAIRE 2014, LE COMPTE N'Y EST PAS !

De nouvelles fermetures de classes prévues pour la rentrée 2014

 

A Ploemeur, plusieurs postes sont menacés de fermeture à la prochaine rentrée.

En maternelle, 1/2 poste à la châtaigneraie (qui fait suite à une suppression, équivalente à la rentée 2013), 1 poste à Saint-Exupéry,

En primaire 1 poste à J.Prévert-R.Desnos et réduction de la décharge du Directeur

La faiblesse de la dotation de l’Etat pour le Morbihan est en cause. En effet, avec une prévision de 20 élèves en plus et 2 postes en moins, le compte n'y est pas.

La nécessité de reconstituer le vivier des remplaçants ne peut justifier l’augmentation des effectifs par classe.

C’est pourtant l’argument utilisé pour fermer des postes en milieu rural, pour limiter le nombre des enfants de moins de 3 ans en maternelle, pour supprimer les 3 postes des Centres Médico psycho pédagogiques (CMPP).

Parler d'amélioration du remplacement en fermant des postes ailleurs et en augmentant les effectifs par classe, ne peut être satisfaisant.

Personne ne pourra faire croire aux parents que les conditions d'enseignement vont s'améliorer.

Des créations de postes dans le pays, mais des besoins loin d’être satisfaits

 

Le gouvernement Hollande avait promis de remettre 60 000 postes d’enseignants sur les 77 000 supprimés durant les années Sarkozy. Trois rentrées plus tard, nous sommes loin du compte et les fermetures de classes continuent.

L’école tout entière est touchée avec de lourdes conséquences pour les plus fragilisés de ses élèves.
Dans l’affectation des nouveaux personnels, ma priorité ira aux écoles maternelles et primaires » (Le changement c’est maintenant p. 25 et 26)

Tout cela se fait sous couvert d’une réduction de la dette publique.

Alors qu'il est possible de trouver 30 milliards pour le patronat, il n'y aurait pas de moyens pour l'Ecole.

Une nouvelle politique nationale de l’éducation, assurée par le service public, est nécessaire et nous apportons notre totale solidarité aux parents d’élèves et aux enseignants qui se mobilisent pour le maintien des classes menacées de fermeture.

Un impératif, une politique locale du logement permettant l’installation de jeunes ménages

Cette situation nationale et locale est amplifiée par la baisse continue des enfants en âge de scolarisation sur notre commune. Il est urgent d'inverser la tendance en mettant en œuvre une politique de l'habitat dynamique permettant l'installation de jeunes ménages. Nous invitons tous les Ploemeurois à regarder avec vigilance les premières mesures que prendra la nouvelle équipe municipale.

Parents, commerçants, citoyens soucieux du développement harmonieux de Ploemeur, nous estimons nécessaire que la politique du logement de notre Ville donne toute sa place à ceux qui aujourd’hui ne peuvent rester ou s’installer à Ploemeur.

Ploemeur, le 15 avril 2014

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10 avril 2014

RYTHMES SCOLAIRES, 30 MAIRES S'ADRESSENT AU NOUVEAU MINISTRE

Monsieur le Ministre,
Vous venez d'être nommé ministre de l'éducation nationale
dans un contexte difficile pour la gauche.
En répondant aux attentes populaires,
en portant une refondation
de l'école au service de la réussite de tous,
vous pouvez donner un nouveau souffle à la gauche.
Dès maintenant, vous pouvez faire
un geste fort pour montrer que vous avez entendu
la déception et la colère des enseignants,
des parents et de l'ensemble des acteurs de l'éducation:
revenez sur la réforme des rythmes éducatifs
imposée par le précédent gouvernement. Cette réforme ne permet pas de répondre
aux aspirations de nos concitoyens
à une éducation ambitieuse pour leurs enfants.
Cette réforme n?est tout simplement pas une réforme de gauche. En tant que maires, nous sommes confrontés aux difficultés
et aux contradictions de cette réforme.
Malgré l'engagement des habitants de nos communes,
des élus, de l'ensemble des acteurs de l'éducation
et du loisir éducatif
nous ne pouvons trouver une manière satisfaisante
de l'appliquer.
C'est pourquoi nous vous demandons de ne pas
nous en imposer l'application à la rentrée 2014.
Le chantier de la réflexion sur les temps éducatifs
doit être réouvert
dans une clarification des spécificités
et des fonctions de chaque espace,
dans le dialogue et la négociation
avec l'ensemble des acteurs concernés. Nous en sommes convaincus, l'école de la réussite
de tous doit se faire
durant le temps scolaire obligatoire
assuré par l'éducation nationale.
C'est la condition de l'égalité sur tout
le territoire national.
Au contraire, la réforme des rythmes éducatifs
favorise la territorialisation de l'éducation
et porte en elle l'accroissement des inégalités
entre les communes et donc entre les enfants du pays.
Elle installe la confusion entre les missions
du service public d'éducation nationale
et celles du périscolaire,
la concurrence entre les enseignants et les animateurs,
au détriment de la qualité de l'éducation apportée
à nos enfants. Elle prétend oeuvrer pour que tous les enfants aient accès
à un loisir éducatif de qualité.
C'est une belle ambition, mais que cette réforme
ne permet en rien de réaliser.
Elle fait en effet du temps périscolaire
un substitut aux heures d'écoles supprimées par la droite.
Or, les loisirs éducatifs sont un domaine spécifique,
différent de l?éducation scolaire.
Enseignant et animateur sont deux métiers distincts
qui ne doivent pas être mis en concurrence. En outre, sur ce plan du loisir éducatif aussi,
la réforme des rythmes entérine les inégalités
entre les communes.
D'autant qu'elle nous est imposée à l'heure où les collectivités ont
de plus en plus de difficultés à établir leur budget
pour faire face aux besoins et aux attentes
d'une population touchée par la crise. Dans nos villes, nous agissons et continuerons à agir
pour assurer à tous les enfants l'accès à un loisir éducatif de qualité
et leur permettre de se construire dans un environnement culturel riche.
Pour assurer l'égalité sur tout le territoire,
c'est à l'État d'intervenir :
à partir de ce que font déjà les communes, construisons ensemble
un grand service public national déconcentré du loisir éducatif. Depuis des mois, nous échangeons avec
la population de nos villes sur cette réforme.
Nous en retenons trois choses : le grand attachement
de nos populations au caractère national de l'éducation scolaire
et à la réussite de leurs enfants, leur « non de gauche »
à la déstructuration libérale de l'éducation qu'on veut nous imposer,
et la richesse de leurs propositions pour construire enfin
l'école de la réussite de tous. Entendez-les !
Dominique Adenot, maire de Champigny, président de l'ANECR, Alain Audoubert, maire de Vitry sur Seine, Pascal Baudet, maire d?Aubervilliers, Françoise Beaud, maire de Valenton, Marie-France Beaufils, maire de Saint-Pierre-des-Corps, Patrice Bessac, maire de Montreuil, Éric Boquet, maire de Marquillies, Gaby Charroux, député-maire de Martigues, André Chassaigne, maire de Saint-Amant-Roche-Savine, Stéphanie Daumin, maire de Chevilly-Larue, Patrick Douet, maire de Bonneuil-sur-Marne, Patricia Fernandez-Pédinielli, maire de Port-de-Bouc, Jean Flegeo, maire de Saulx les Chartreux Pierre Gosnat, maire d'Ivry, Didier Guillaume, maire de Choisy le roi, Maryvonne Hautin, maire de Saran, Michel Illac, maire d'Ensuès-la-Redonne, Florence Jardin, maire de Migné-Auxances, André Jullien, maire de La Bouilladisse, Georges Jullien, maire de Noves, Yves Mesnard, maire de Roquevaire, Pierre Mingaud, maire de La Penne-sur-Huveaune, André Molino, maire de Septèmes-les-Vallons, Claude Nowotny, maire de Thiers, Didier Paillard, maire de Saint-Denis, Patrick Pin, maire de Belcodène, Gilles Poux, maire de La Courneuve, Philippe Rio, maire de Grigny, Georges Rosso, maire du Rove, Patricia Tordjman, maire de Gentilly.

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09 avril 2014

1ER CONSEIL MUNICIPAL-LA DECLARATION DE MICHEL LE MESTRALLAN

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs,

 

La séquence électorale qui conduit à ce conseil est désormais achevée.

D'une courte avance, les électeurs vous ont confié le pilotage de la ville.

Vous avez maintenant à dépasser la critique parfois caricaturale que certains d'entre-vous ont pratiqué durant ces dernières années.

 

Comme vous je suis désormais un élu de toute la population.

Soyez persuadé(e)s que j'assumerai cette tâche avec la volonté que ne soit négligé aucun ploemeurois, que ne soit dégradée aucune richesse de ce territoire.

 

Soyez persuadés que je me ferai le porte-voix de ceux que vous n'aurez pas entendus et que je ferai connaître vos décisions avec toutes leurs conséquences. Je le ferai dans ce conseil mais également , avec mes amis, auprès de la population par toutes les formes appropriées.

 

Soyez également certains que je proposerai d'autres solutions. Tel a été notre positionnement pendant la campagne, je n'en changerai pas durant le mandat.

 

Je le ferai, le plus souvent , avec les autres élus de l'opposition mais parfois avec une voix originale, celle de la liste du 1er tour que j'ai eu le plaisir de conduire.

Je vous demande donc de prendre en compte le fait que je suis un élu disposant de son autonomie d'expression et de vote.

 

Ces propos laissent à penser que des inquiétudes existent.

Nous jugerons sur pièce les décisions que vous prendrez.

 

Néanmoins, vos 3 projets étaient clairement positionnés à droite. Nombre de ceux-ci sont menacants pour la population et la ville. Certains relèvent même d'un positionnement inquiétant dont ce territoire aurait dû faire l'économie.

 

J'espère que la raison l'emportera mais en tout état de cause sachez que je m'emploierai, avec d'autres, beaucoup d'autres, à mobiliser tous les acteurs de ce territoire pour défendre et promouvoir les solutions permettant que la justice sociale, les services publics, l'avenir écologique et la démocratie soient préservés et progressent.

 

Merci de votre attention.

 

Michel LE MESTRALLAN

Le 4 avril 2014

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28 mars 2014

LE PCF PARTICIPE A L'APPEL DE LA LISTE "Ploemeur, construisons un avenir durable"

LA LISTE «PLOEMEUR CONSTRUISONS UN AVENIR DURABLE» S'ADRESSE A VOUS

 

Merci aux 780 électeurs qui le 23 mars ont approuvé notre projet en nous faisant progresser de 0,4% (par rapport à 2008). Dans le contexte actuel, vous avez marqué votre volonté de participer à la construction d'un avenir plus serein pour vous et les générations à venir.

Notre responsabilité à tous est de faire qu'à partir de dimanche prochain nous puissions poser les fondations de ces réalisations.

 Pour cela, PLOEMEUR à besoin d'une équipe municipale de gauche à la diversité assumée.

 Les aspirations de la droite «réunifiée» sont à l’opposé de ce que vous avez exprimé dimanche dernier, sur le plan social, environnemental et démocratique, elle rêve de revenir à la politique qu'elle menait avant 1995. Ne vous laissez pas tromper: sachez lire entre les lignes.

 C'est fort de votre confiance, conscients des enjeux de société sur notre commune, que nous avons répondu favorablement à l'appel de la liste conduite par Loïc Le Meur pour une fusion. Fusion réalisée dans la clarté, sur les bases de la proportionnalité du score de chacun, sur des engagements précis concernant nos objectifs communs et nos différences qui s'exprimeront dans le mandat, enfin, dans le respect mutuel de nos engagements politiques.

Nous lançons un appel, à vous qui nous avez fait confiance le 23 mars, à vous qui avez voulu, en vous abstenant ou en votant blanc, exprimer votre désaccord avec la politique du gouvernement et  modifier la gouvernance locale:

 le 30 Mars pour participer au renouveau de la commune, votez pour la liste conduite par Loïc Le Meur sur laquelle figurent 7 noms issus de notre liste « Ploemeur construisons un avenir durable » ( Michel Le Mestrallan, Danielle Bigoin, Thierry Le Floch, Marie Caroline Lefeuvre, Igor Blancho, Marie Claire Rivoal,Gilles Thomasse)

 

 Le message que vous avez lancé dimanche 23 mars doit être entendu et compris par cette nouvelle équipe, nos élus prennent l'engagement, avec votre aide tout au long du mandat, de mettre en œuvre les orientations politiques nécessaires pour y parvenir.

 

Pour cela pas d'autre solution que le vote, de toutes celles et ceux qui veulent le progrès social, la transition écologique et la démocratie locale renouvelée, pour la nouvelle liste conduite par Loïc Le Meur le 30 mars.

Pas d'autre moyen que de donner une majorité à cette liste, soyez nos ambassadeurs auprès de votre entourage pour qu'il nous rejoigne.

  Alors le 30 mars en pleine connaissance de cause, VOTEZ

«  PLOEMEUR VIVRE ET REUSSIR ENSEMBLE »

Michel Le Mestrallan, PCF, Front de Gauche  

Thierry Le Floch, Europe Ecologie Les Verts

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21 mars 2014

dimanche, contre l'austérité, pour un projet solidaire, écologiste et démocratique

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Votez

pour la liste conduite par

Michel LE MESTRALLAN

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17 mars 2014

action front de gauche du pays de Lorient pour la gratuité des transports

Osons gratuité FdG (21)

Osons gratuité FdG (23)

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09 mars 2014

DES ELU(E)S COMMUNISTES, DES ELU(E)S UTILES

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12 février 2014

ORIGINES

Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin - le 7 Février 2014
Origine(s)
*Marqueur*. Les semaines passent et les mots nous manquent, en vérité,
pour exprimer au plus près notre ressentiment devant ce qu’il convient
non plus de nommer des « renoncements » ou des « changements de cap »,
voire des « trahisons », mais bien une défaite à l’Idée même de gauche
dans ce que sa tradition a de plus hautement symbolique. Normal Ier ne
déçoit pas, ou plus, il assume un libéralisme échevelé qui se rapproche
tant des concepts fondamentaux de la droite du centre et de l’UMP que sa
doctrine économique ressemble, sans exagérer, à un copier-coller des
programmes nicoléoniens de 2012. Qui eut cru, quand même, que les
références à Munich, à Jules Moch ou à Guy Mollet nous viendraient
immanquablement à l’esprit en regardant s’activer un président
socialiste qui a cessé de l’être, un premier ministre qui ne sert à
rien, un ministre des Finances qui ne jure que par l’OMC, la troïka et
le FMI, et un ministre de l’Intérieur – adieu le temps des cerises – qui
est à peu près à la gauche ce que Hortefeux et Besson étaient aux idées
progressistes, à l’époque de leur « gloire » ministérielle… Oui, nous
avons mal. Non pas que nous attendions quelque miracle que ce soit de
ces hommes livrés aux marchés et qui ont tout bazardé depuis si
longtemps. Que certains s’en souviennent : avoir cru en leur sincérité
était sinon une idiotie intellectuelle, du moins une grave erreur
politique… Avouons-le : depuis cette semaine, un cran a été encore
franchi dans l’inacceptable. L’abandon en rase campagne des dispositifs
législatifs synonymes d’avancées pour les droits des familles, annoncé
par Valls dans un premier temps puis confirmé par l’exécutif dans un
deuxième temps, a quelque chose d’irréparable. Exit l’ultime marqueur
gauche-droite. Céder ainsi à la pression d’une rue réactionnaire est bel
et bien le dernier avatar d’une dérive majeure. Il y a deux ans, « le
changement » c’était maintenant. Mais maintenant, les socialistes au
pouvoir assument une période d’involution.
*Mélange*. La droite conservatrice et réactionnaire a marqué des points.
La question légitime est celle-ci : doit-on exclure l’hypothèse que les
mouvements Manif pour tous et Jour de colère, avec leurs ramifications
dans bien des branches de la fachosphère, finissent par se radicaliser
encore plus et s’installent dans la durée, imposant une ambiance
clérico-ultraréac mâtinée de dieudonnisme populaire allant jusqu’à
maintenir la société tout entière sous tension ? Cette semaine, dans
Libération, l’historienne Danielle Tartakowsky n’y allait pas par quatre
chemins. Selon elle, « il s’agit d’une France maurrassienne, même sans
le savoir » et l’absence de vraie riposte à gauche l’inquiète. « Quand
je dis la gauche, je parle des formes à construire, à inventer, et non
pas de la gauche institutionnelle. La manifestation des ligues
factieuses, le 6 février 1934, a eu pour conséquence d’engager le
processus du Front populaire et les droites ne sont plus descendues dans
la rue jusqu’au 30 mai 1968. » Puis elle précise, sous forme de regret
ou d’invitation : « Mais, à gauche, on n’a jamais eu de mouvements de
masse sans que les organisations syndicales y jouent un rôle majeur. »
La peste brune est-elle à nos portes ? N’exagérons rien. Mais soyons
vigilants. Car nous connaissons par coeur les origines du mal et son
terreau social, partout où s’abattent les politiques austéritaires. Il
suffit de voir le mélange des slogans dans les rassemblements
ultraconservateurs pour comprendre que l’affaire est non seulement
sérieuse, mais complexe à juguler. Nous y trouvons en effet tous les
« contres » : les gays, le droit à l’avortement, l’euthanasie, l’Europe,
l’euro, les étrangers, les Roms, les juifs, l’art « dégénéré », on en
passe et des pires. Ne le cachons pas : dans certains endroits,
l’extrême droite catholique fait cause commune avec les islamistes les
plus radicaux, sur fond d’homophobie et d’antisémitisme…
*Moral*. À ce propos. De quoi parle-t-on lorsque nous faisons référence
au « retour de l’ordre moral » ? S’agit-il de critiquer « l’ordre » et
la « morale » ou « l’ordre moral » tout court ? Doit-on, d’ailleurs,
procéder à une distinction, moins évidente qu’il n’y paraît après
examen. Un petit rappel historique s’impose. L’Ordre moral fut une
coalition des droites, formée après les chutes successives de Napoléon
III et du gouvernement républicain provisoire. L’association des deux
mots – « ordre moral » – y fait explicitement référence. De même qu’à
la politique mise en place sous la présidence de Mac-Mahon, à partir de
mai 1873, dont le but était de préparer à une troisième restauration.
Bonjour la référence. Pour mémoire, rappelons que cette période obscure
prit fin avec la victoire des républicains aux élections législatives
de 1876. Ne dit-on pas que l’histoire ne repasse jamais les plats ?

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LE PACTE D'IRRESPONSABILITE SOCIALE

PACTE DE RESPONSABILITE002

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