17 octobre 2015

conseil municipal? OCTOBRE 2015, les interventions de michel LE MESTRALLAN

CONSEIL MUNICIPAL DU 1er OCTOBRE 2015

PRESENTATION DU PADD, INTERVENTION DE MICHEL LE MESTRALLAN

 

Un processus précipité,

Une procédure à marche forcée qui ne permet pas des études approfondies, qui ne permet pas de prendre en compte les évolutions nécessaires du PLU validée en 2013, après 5 ans de travail. Ce travail de l'Equipe municipale précédente fut tardif mais de qualité.

Le tempo décidé pour bâtir ce nouveau PLU rend la concertation insuffisante.

La copie que vous avez présentée au groupe de pilotage du 15 juillet était d’une telle faiblesse que vous avez réalisé quelques ajustements sans rien revoir sur le fond et sans réunir à nouveau le groupe de pilotage avec les autorités associées.

Sur les ambitions du PADD

Dans l’ensemble, je manifeste un accord sur celles-ci : Promouvoir l’emploi et le dynamisme commercial qui pourrait être contre ces propositions, la volonté de permettre aux familles avec enfants de s’installer à Ploemeur, nous le souhaitons aussi, etc.…

Mais je note l’absence de toute référence à la mixité sociale comme étant l’une de vos ambitions.

Un objectif de population à atteindre bien peu ambitieux

L’objectif de 19500 habitants est peu ambitieux. Nous étions quant à nous sur 20.000 habitants sur une échéance beaucoup plus courte (celle du mandat) et en partant de l’état des lieux et non pas en réalisant une projection sur le pire.

 Pourquoi si peu d’ambition ? Tout simplement parce qu’en ne prenant pas en compte les programmes récemment achevés, « en court » ou déjà programmés la création de 125 logements par an est une perspective envisageable à très court terme. BREUZENT= 118 logements BRIANTEC : 233 logements, ancien terrain de l’espérance 65 logements, Lann et Roch 31 logements, le divit 13 logements

 Alors ce que vous devez réaliser devient réalisable et en aucun cas ne nécessite les 45 à 50 nouveaux ha de prélèvement sur les espaces agricoles que vous envisagez.

 Des moyens qui vont à contresens des ambitions affichées

125 logements par an, c'est trop peu avec le vieillissement de la population et la décohabitation. Ce chiffre ne permet pas d’atteindre l’objectif.

 Faire de l’habitat pavillonnaire le modèle de développement pour les années à venir, c’est à coup sûr ne pas atteindre l’objectif, c’est consommer beaucoup plus d’espace que ce que vous prétendez utiliser.

 Inciter à diviser les parcelles, un axe nécessaire mais surestimé

Espérer et agir pour que les parcelles soient divisées et permettre ainsi de densifier l’existant relève de choix individuels. Vous l’avez entendu au cours du groupe de pilotage, plusieurs intervenants vous ont dit que le chiffre que vous avancez est excessivement volontariste. Vous faites reposer la progression de logements pour 30% sur cette solution. Irréaliste M. Tonnerre, vous n'allez pas imposer aux habitants de cette ville de diviser leur parcelle s'ils ne le veulent pas.

 Accroitre l’offre de logement dans le locatif aidé, un chapitre écrit par nécessité et non par conviction

Veiller à l’équilibre du type d’habitat (collectif/individuel) est un objectif que nous partageons mais aujourd’hui cet équilibre n’est pas respecté et ceci au profit de l’habitat individuel. Un effort est à fournir pour le rétablir ;

A ce propos je tiens à la disposition de tous ce fameux article de fin juin 2010 par lequel M.Tonnerre, alors dans l’opposition, refusait la perspective d’une régularisation du retard dans la proportion des logements sociaux. «  On va se créer des problèmes…Tout cela nuit à la classe moyenne de la commune. », écriviez-vous à l’époque.

La proportion du locatif aidé, est une nécessité que vous rappelle la loi, on a vraiment l’impression que vous l’écrivez par obligation, celle-ci vous en a rappelée au comité de pilotage et vous ne pouvez y déroger. Cet état d’esprit est confirmé par la suite.

Votre phrase négative faisant savoir qu’il ne sera pas possible d’atteindre l’objectif des 20% de logements sociaux devrait immédiatement être suivie de « parce que nous ne le voulons pas »

D’ailleurs, nous attendons toujours dans ce document le nombre de ces logements sociaux, la proportion que vous visez. Celle-ci est absente.

 Le parcours résidentiel au sein de la commune des familles avec enfants doit être recherché ainsi que vous l’écrivez mais vouloir développer la proportion de résidences secondaires est totalement contradictoire avec cet objectif comme avec celui de la densification du territoire.

 Il faut une action publique résolue

Vous avez des solutions pour tenter d’atteindre l’objectif :

La première d’entre-elles, c’est l’action publique. Avec les préemptions, avec des objectifs clairs de logements sociaux, opération par opération. Avec des opérateurs habilités.

Un autre outil est la ZAC que nombre de vos collègues, y compris de votre sensibilité, n’hésitent pas à utiliser.

 Une autre solution est d’ utiliser ce qui reste encore des parcelles acquises pour mettre en œuvre au plus vite les actions nécessaires et ne pas faire ce qui va à contresens, à savoir la vente d'une parcelle en centre-ville à un particulier en lieu et place d'un petit collectif qui était prévu (rue des écoles).

 Votre sempiternelle réponse qui serait le prix trop élevé de l’habitat à Ploemeur parce que le logement social aurait contraint le marché, n’est pas recevable. L’attractivité de Ploemeur est telle, que plus vous allez mettre du pavillon sur le marché, plus la demande sera forte et plus les prix vont grimper.

 Sur la transition énergétique, le texte est à minima, des bonnes intentions mais pas d’objectifs précis à atteindre et rien sur les moyens pour y parvenir.

 M. le Maire, ce texte décortiqué ne manifeste pas l’humanisme nécessaire auquel vous faite si souvent référence. Pour que cet esprit soit retrouvé, il convient de revoir bon nombre des éléments de ce document.

 

Posté par PCFPLOEMEUR à 07:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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25 décembre 2014

Ploemeur, réunions de quartiers, ni démocratiques, ni participatives !

Les réunions de quartier viennent de s'achever.

UNE CARICATURE DE L'ECOUTE DES CITOYENS

En aucun cas, elles ne font appel à la participation des citoyens. Leur calendrier a été connu tardivement, (après une sollicitation de ma part 4 jours avant le conseil municipal et une annonce dans l'urgence dans la presse). Pas de transmission aux citoyens dans leurs boîtes aux lettres.

Elles n'ont pas été préparées par des rencontres dans les quartiers, ni animées sur place par des élus.

Elles n'ont donc pas été le reflet de l'écoute des habitants.

La forme de ces réunions, contrairement aux propos du Maire, ne diffère en rien de celles du mandat précédent: un monologue de plus d'une heure qui ne laisse pas la place à un véritable débat.

La démocratie ne se mesure pas au nombre des tweets expédiés. La modernité serait d'associer, de demander leur avis, d'écouter...

L'exemple de la mise à double sens, sur 20m, de la rue des corvettes au Fort-Bloqué est exemplaire. La décision a été mise en oeuvre, dans un premier temps, sans les formes légales élémentaires, sans consultation. Face à la protestation, une consultation tronquée a été mise en oeuvre pour justifier la décision. Cela n'a rien à voir avec la démocratie.

DES INFORMATIONS TRONQUEES, DES OUBLIS et UN REFUS DE DEBATTRE

Le langage de proximité utilisé cache mal les intentions réelles.

L'abandon de la ZAC Grand Pré-Kéradéhuen a nécessité pour la Municipalité l'ouverture d'un emprunt de 2 millions d'euros. Au delà-des conséquences désastreuses pour l'avenir de la ville (non-installation de 450 familles, rentrées financières avec les impôts locaux payés par ces nouvelles familles...), c'est la capacité à emprunter qui est atteinte. Aucune information aux ploemeurois au cours de ces réunions de quartier.

La recherche des économies nécessitée par l'austérité catastrophique imposée par le gouvernement et partagée par l'Equipe municipale est l'occasion d'annoncer le recours à des entreprises privées... sans jamais le dire vraiment. Le sort des employés territoriaux dont la charge de travail est effectivement trop lourde n'est qu'un prétexte pour justifier la mise en place de contrats avec des sociétés. Que l'on ne s'y trompe pas, la volonté de diminuer la charge salariale est bien l'objectif majeur, sans dire, évidemment, que le coût sera plus élevé. La ligne budgétaire va changer, le financement sera reporté ailleurs.

Du personnel territorial qualifié et en nombre est une option qui ne peut être retenue par l'Equipe UMP-UDI-Modem en place.

Le nombre des m2 de bâtiments communaux et l'état de certains d'entre-eux a été l'occasion d'une manipulation honteuse. Loin de moi l'idée de prétendre que certains ne nécessiteraient pas des travaux d'urgence, pour autant utiliser la ferme GALLO, le centre technique municipal sans faire savoir que ces bâtiments devaient disparaître dans le cadre de la ZAC-centre, que M.Loas et M.Tonnerre ont décidé de rayer de la carte des projets, relève bien de la manipulation. Quel intérêt, sauf caractère d'urgence, de remettre en état des bâtiments voués à disparaître.

Des économies, il n'en est pas réalisé partout. Prenons l'exemple de l'option idéologique de changer le PLU.

62000€ annoncés au cours de l'une des réunions, sans évoquer le travail des personnels communaux durant les 3 années, au moins, de préparation de ce nouveau PLU. Une révision simple eut été possible. 

Nombre des habitants, équilibre sociologique, protection des espaces, non recours au mitage, recentrage de la ville sur son centre, tout cela est en cause dans les intentions de nos édiles.

Aucun de ces messages n'a pu réellement être porté à l'occasion de ces réunions puisque toute contestation a immédiatement été empêchée en coupant la parole, en usant du micro.

Il est nécessaire que les habitants portent les interrogations et les protestations pour que les choix annoncés changent.

Michel LE MESTRALLAN

 

Posté par PCFPLOEMEUR à 11:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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