12 mai 2017

une proposition unitaire...

A l'heure de la rupture des négociations nationales entre la France insoumise et le PCF, dramatique pour toute la gauche de transformation sociale, à l'heure de déclarations mensongères sur les intentions du PCF du Morbihan par l'intermédiaire de la presse locale, il est indispensable de rappeler la teneur des propositions qui ont été formulées à FI.

Le texte ci-dessous n'a reçu aucune réponse de la France insoumise du Morbihan.

La place est libre pour la réelection du député macroniste, soutien de la loi EL-Khomri, de l'austérité et de toutes les politques de reniement.

pour nous, il ne sera jamais trop tard pour discuter.

Le Front de gauche 56 fait une proposition unitaire pour les législatives

Au lendemain de l’élection présidentielle, nous en sommes à la phase 1 du combat contre Macron et son monde : les élections législatives.
Forte de 7 millions de suffrages, la gauche de transformation incarnée par JL Mélenchon représente une force considérable, qui peut devenir un contre-pouvoir à l’Assemblée  Nationale et dans le pays si nous savons nous rassembler.
Le positionnement de France Insoumise ne le permet actuellement pas, puisqu’elle décide de présenter des candidat.e.s dans toutes les circonscriptions en ignorant la diversité qui fait notre force.
En agissant ainsi, France Insoumise propose ni plus ni moins que le PCF et le Front de gauche disparaissent  du paysage, alors que notre investissement militant et le poids du PCF ont été un des facteurs du haut score de JL Mélenchon.
 
Dans le prolongement de l’appel de Baud du 1er juillet et d’Auray du 15 décembre 2016, le Front de gauche montre sa volonté unitaire en faisant la proposition suivante :
– À Hennebont nous soutenons Philippe Noguès, député sortant en rupture avec le PS de gouvernement ;
– À Pontivy nous soutenons la candidate FI-Ensemble!, et à Ploërmel nous soutenons FI, avec visibilité du Front de gauche dans les 2 cas ;
– À Vannes, nous avons porté l’hypothèse d’un binôme FI/FDG, conduit par FI, que ces derniers ont refusé
– En revanche, nous considérons légitime qu’il y ait des candidats issus du PCF à Lorient et à Auray.
Cette proposition est rassembleuse. Nous la portons à la connaissance de FI et la mettons sur la place publique.
Dans le même esprit, nous sommes également en discussion avec EELV.
Nous en appelons à l’intelligence, au respect de chacun pour parvenir à l’unité.

 

 

 

Posté par PCFPLOEMEUR à 09:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

10 mai 2017

législatives, rupture des négociations PCF/France insoumise

Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise (Pierre Laurent)

Dans un communiqué publié hier soir, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, annonce la rupture unilatérale par la France insoumise des discussions entre nos deux formations politiques. Cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l’avons ni décidé, ni souhaité. Ceux qui affirment le contraire mentent et cherchent à se dédouaner de leurs responsabilités.

Hier encore, devant le risque que je sentais grandir, j’ai lancé un nouvel appel, le troisième en quinze jours, pour que nos discussions aboutissent sans délai à un accord large et national permettant d’aller ensemble à la bataille des élections législatives avec une candidature commune dans le maximum de circonscriptions. Je sentais grandir le risque puisque nos interlocuteurs écartaient depuis déjà dix jours toute possibilité d’un accord national qui n’aurait pas lieu sous la tutelle unique de la France insoumise, poussant ainsi à la multiplicité des candidatures issues des diverses forces ayant soutenu Jean-Luc Mélenchon, et à la division des électeurs réunis par son bulletin de vote le 23 avril. Depuis, nous en étions réduits à des discussions rabougries comme peau de chagrin, concernant une poignée de circonscriptions, 26 exactement sur 577 lors de la dernière discussion de lundi. Nous les poursuivions tout de même, avec la volonté d’aboutir à un accord pourtant insuffisant mais dont nous espérions qu’il envoie un signal unitaire positif. Le communiqué de France insoumise rompt cette dernière discussion. C’est irresponsable.

 

Les élections législatives s’annoncent en effet cruciales. Si Emmanuel Macron a été élu, la majorité parlementaire n’est acquise pour personne. Nous pouvons donc la disputer aux forces du libéralisme et de l’extrême-droite, fort des sept millions et demi de voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon le 23 avril. Nous pouvons ensemble empêcher Emmanuel Macron d’avoir les mains libres pour casser le Code du travail, nous pouvons battre ses candidats et ceux la droite dans de très nombreuses circonscriptions, barrer la route à l’entrée massive de députés Front national au Parlement après avoir barré la route de l’Elysée à Marine Le Pen. La meilleure chance de victoire que nous pouvons nous donner, c’est l’union maximale des forces qui ont permis le résultat du 23 avril, en conjugant leurs forces, tout en respectant leurs différences. C’est cette méthode que nous n’avons cessé de proposer pour les élections législatives, en rassemblant tous nos candidats sous une bannière commune respectueuse de tous, membres ou non de la France insoumise. Pourquoi refuser cette proposition de bon sens ?

 

Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise, qui privilégient manifestement sans le dire un intérêt de recomposition partisane à la possibilité d’une ample victoire les 11 et 18 juin prochains. Ce choix est périlleux pour la défense des intérêts populaires. Mais rien ne nous détournera du cap choisi. Je renouvelle mon appel, car l’union des forces capables de reconstruire une gauche nouvelle, profondément réinventée comme nous avons commencé à le faire avec le Front de gauche puis dans cette année 2017, n’est pas un choix de circonstance électorale, c’est un choix de fond et durable. Et je demande aux candidats que nous avons investi d’entrer en campagne partout, en maintenant la main tendue et ouverte à tout accord qui permettra localement ou nationalement de dépasser cette situation.

 

Notre ligne de conduite reste la même. Nous avons voté Jean-Luc Mélenchon pour ouvrir la voie à un nouvel espoir. Après avoir battu Marine Le Pen, conscient des combats qui nous attendent face à Emmanuel Macron, nous voulons aujourd’hui concrétiser cet espoir et cette force dans les élections législatives en rassemblant le maximum de voix et de forces à gauche , et en faisant élire le maximum de députés qui les porteront dans les combats à venir. Nos candidates et candidats, issus dans toute la France du monde du travail, travailleront à faire entrer cette force populaire à l’Assemblée nationale.

 

C’est sur ces bases que je lancerai demain à 19 h au gymnase Japy à Paris la campagne nationale de nos candidats pour les élections législatives.

 

Pierre Laurent

Posté par PCFPLOEMEUR à 09:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

01 mai 2017

aff_logo_coul_1

Posté par PCFPLOEMEUR à 09:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

29 juillet 2016

la dispersion, c'est la défaite !

 Appel de la fédération du PCF du Morbihan

Le 1er juillet dernier, nous nous sommes retrouvés à Baud, près d’une centaine de personnes de sensibilités, de positions diverses, mais animées par une volonté de rechercher les moyens d’apporter une réponse politique positive aux attentes du mouvement social et plus largement du pays.

Cette forte volonté unitaire, qu’on soit engagé ou non dans un militantisme politique, dans une organisation politique, dans un syndicat ou le mouvement associatif, est un bien précieux car il ne peut y avoir de succès, de victoire, sans un large et combatif rassemblement.

Les communistes du Morbihan partagent cette volonté. Nous avons la conviction que, dans la perspective des échéances politiques de 2017, l’élection présidentielle puis les élections législatives, la situation est bien plus ouverte qu’il n’y paraît. Il est possible de bousculer le scénario écrit par les partis et médias aujourd’hui dominants.

Ce scénario, c’est celui qui conduirait à devoir choisir, au second tour de l’élection présidentielle, entre Marine Le Pen et le candidat de la droite, et à sortir des élections législatives avec une majorité de droite flanquée d’une extrême droite à un très haut niveau.

Pour la population, pour le pays, pour les droits démocratiques et sociaux, ce scénario, s’il se réalisait, serait dramatique. D’autant plus dramatique que, cette fois-ci, il est annoncé de longue date et que les forces de progrès, si elles ne faisaient rien pour l’éviter, porteraient une part de responsabilité dans ce résultat.

Le Parti communiste est convaincu que le peuple de France ne mérite pas de vivre une telle catastrophe. Cela ne correspond pas la volonté de la majorité des électeurs et électrices. C’est autre chose qu’attend le pays, il le montre tous les jours. Il y a quelques mois, le gouvernement et le président de la République ont été empêchés de faire adopter la mesure antidémocratique de déchéance de nationalité. Dans leur acharnement à imposer la loi El Khomri, ils se heurtent depuis 5 mois à un mouvement social déterminé et puissant auquel nous participons. Ils n’ont trouvé aucune majorité, ni au Parlement, ni dans le pays, ni parmi les syndicats, ni dans leur propre électorat socialiste, pour soutenir un tel projet. Au contraire, malgré les violences, les provocations, les gênes multiples auxquelles l’opinion est confrontée, le soutien majoritaire au mouvement ne se dément pas.

Nous sommes déterminés à agir pour que les échéances politiques de 2017, le choix des électrices et électeurs, des salariés, des jeunes, correspondent aux aspirations qu’ils expriment. Nous agissons pour l’élection d’une nouvelle présidente ou d’un nouveau président, d’une nouvelle majorité qui batte la droite et l’extrême droite et qui rompe avec la politique poursuivie par François Hollande et Manuel Valls.

Les conditions pour ce succès, c’est une candidature commune à l’élection présidentielle, des candidatures rassembleuses aux élections législatives, de tous ceux qui se fixent de tels objectifs. Pour y parvenir, il faut se mettre d’accord sur des engagements politiques communs, des exigences et contenu essentiel. Sans attendre les discussions éventuelles au plan national, la fédération du PCF du Morbihan invite toutes les forces intéressées, ses partenaires du Front de gauche, EELV, Nouvelle Donne, Voix de gauche, la France insoumise, les syndicalistes et citoyennes et citoyens qui souhaitent s’y investir, à construire en commun, co-construire des rencontres, au niveau départemental puis des circonscriptions, pour élaborer ces exigences communes.

Nous souhaitons le faire de manière très ouverte à la société. Nous avons lancé nationalement une grande consultation «Que demande le peuple ?» avec l’ambition de contacter plusieurs centaines de milliers personnes dans le pays. Ce questionnaire, nous le mettons à la disposition de toutes celles et tous ceux qui souhaitent l’utiliser pour débattre, consulter les salariés, les citoyennes et citoyens, les jeunes.

Nous sommes ouverts à toutes les propositions, toutes les initiatives qui permettront de donner la parole, de faire connaître les exigences, et de rassembler. La dispersion, tout le monde le sait, c’est la défaite, c’est empêcher les aspirations populaires de trouver leur expression, alors que les échéances de 2017 seront décisives.

Lanester, le 11 juillet 2016

Posté par PCFPLOEMEUR à 07:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :