10 février 2016

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MATERNELLES, LE FRONT DE GAUCHE A L'INITIATIVE

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04 février 2016

COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION, LES INTERVENTIONS DU FRONT DE GAUCHE

Vous trouverez ci-dessous, les interventions de Delphine Alexandre, élue communautaire de Lorient, front de gauche

Conseil communautaire du 2 février 2016

Budget 2016 :

Nos remarques portent sur quatre points :

Bordereau 8c : subventions de fonctionnement et cotisations
Concernant le programme opérationnel 101 relatif au «soutien aux acteurs
du développement économique et les projets innovants», nous souhaitons
attirer l’attention sur la faiblesse de la subvention prévue pour le
Conseil de Développement.
Il y a 5 postes dans ce programme 101. Le montant consacré au Conseil de
Développement, franchement faible, représente moins de 1 % du programme.
Ne pensez-vous pas que les missions et les efforts déployés
justifieraient un effort budgétaire plus significatif en faveur de cet
acteur important du territoire ?

Bordereau 8f: budget annexe des ports de plaisance
Il nous est demandé de prévoir une participation du budget principal au
budget annexe des ports de plaisance pour un montant de 1 460 000 euros.
Nous ne sommes pas opposés au principe qui consiste à utiliser le budget
principal pour équilibrer un budget annexe, si c’est dans une proportion
raisonnable et si c’est justifié par une utilité sociale avérée.
Dans le cas présent la participation représente plus de 18 % de ce
budget annexe ce qui est vraiment beaucoup pour des équipements d’un
intérêt social limité.
Pour comparaison, la participation du budget principal au budget annexe
des transports représente moins de 6,5 % pour une utilité sociale
autrement considérable.

 Bordereau 8 i:Vote des taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères 

Ensuite, concernant la TEOM, vous nous proposez cette année, une nouvelle fois, d'augmenter la TOEM de 3%. La seule argumentation que vous donnez à  cette augmentation est le taux moyen national supérieur au taux de notre agglomération. 

Un contribuable de notre agglomération  m'a fait part de l'évolution de cette taxe sur sa feuille d'imposition  des taxes foncières depuis 2009.

Ainsi, et pour exemple, il passe à un taux de 6,17% en 2009, à 6,54% en 2010, puis 7,34% en 2012, 7,76% en 2013, 8,20% en 2014 et enfin 8,67% en 2015. Et pour 2016 vous proposez 8,94% !!

En valeur numéraire, il est passé de 154 euros en 2009 à 236 euros en 2015.

Cela fait une augmentation de plus 40% des taux entre 2009 et 2015 et une augmentation de la taxe payée  par ce contribuable de 53% du fait de l'augmentation des bases pendant ces années. 

Il me semble que la grande majorité  des maires de notre agglomération ont, dans leurs voeux de cette année  et de l'année  dernière, pris l'engagement de ne pas toucher aux taux d'imposition de la taxe d'habitation et des taxes foncières. 

Pouvez vous nous expliquer, Mr le président,  les raisons qui justifient cette augmentation régulière qui se situe bien au delà  de l'inflation de la taxe?

Après  le rattrapage au taux moyen de l'ensemble  des communes, il nous aurait semblé logique d'observer une pause comme pour les autres impôts  locaux.

Par ailleurs, nous sommes très étonnés de constater que le mécanisme d'harmonisation des taux de TEOM qui vise une convergence des taux sur les deux zones pour les quatre prochaines années vise avant tout une convergence à la hausse !!!!

En effet, pour 2016, il est proposé de passer le taux des six communes de l'ex communauté de communes de Plouay de 10% à  10,04%. On a connu des convergences et des harmonisations plus simples et plus compréhensibles...

Alors, quand et à quel taux sera-t-il envisageable d'arrêter cette augmentation continue de la taxe des ordures ménagères? Pouvez vous nous expliquer cette hausse si importante?

 Bordereau 8 b – subventions d'équipement :

Enfin, pour ce qui est de la « promotion des activités touristiques » :

Concernant les subventions d’équipement prévues au budget primitif, nous relevons 360 000 € pour « assurer la promotion touristique du territoire ». Nous aurions apprécié qu’il soit précisé quelles actions sont prévues, et qu’elles soient localisées.

Le programme défini l’an dernier affirmait ambitionner de conforter l’attractivité touristique du territoire de l’agglomération et le pôle d’excellence nautique. Nous avions eu l’occasion, lors d’une précédente session, de souligner que la diversification de l’offre de loisirs devait intéresser tous les territoires, par une répartition équitable des efforts.

Nous avons appris, à l’occasion du conseil précédent, en décembre dernier, que la suppression de quatre offices de tourisme étaient dans les tuyaux, n’épargnant aucune zone mais avec un tableau de chasse impressionnant aux dépens des communes du Morbihan rural et intérieur, Pont-Scorff et Plouay après Languidic en 2015.

Nous nous réjouissons donc du changement d'orientation évoqué ce soir.... parce qu'un office de tourisme n’est pas seulement un diffuseur d’information. C’est aussi un lieu et un vecteur d’échanges, qui capte les attentes des uns, les visiteurs, et les attentes des autres, les structures et familles qui accueillent ; un office, ce peut être aussi un outil qui permet d’éclairer les projets des collectivités, générant les synergies locales indispensables au développement d’un tourisme de proximité, valorisateur du rural. Les offices de tourisme sont outils de promotion au service des territoires. Au Front de Gauche nous sommes favorables à la coordination des efforts, ce qui signifie la décentralisation des actions et des réflexions pour valoriser les ressources du tourisme. Valoriser le tourisme des communes de l'Intérieur, cela profite à toute l'Agglo. C’est pourquoi nous sommes partisans de la pluralité des offices, dans le cadre d’une réelle décentralisation.

Bordereau 9 : Schéma de mutualisation :

La délibération proposée évoque une nécessaire mutualisation. Effectivement, la mutualisation peut constituer un atout précieux pour améliorer les services rendus à la population et pour mettre en phase des territoires communaux trop petits pour disposer de certaines prestations. Le changement d'échelle peut être l'occasion de gains de coûts non négligeables. Nous ne sommes donc pas sur une opposition de principe.

Le préalable indispensable à cette orientation demeure cependant l'intérêt de la population et le renforcement du service public.

Or, le moteur du schéma qui nous est présenté aujourd'hui n'est pas l'intérêt de la population, mais celui du seul gain financier que pourrait apporter la mutualisation, comme en témoigne le rappel du (je cite) "contexte de raréfaction des dotations de l'Etat, dans lequel les communes et l'agglomération doivent expertiser l'ensemble des champs pouvant générer des économies, dans un contexte où la demande sociale n'est pas moindre... ». Je souligne d'ailleurs, au passage, ce doux euphémisme : Non seulement, la demande sociale n'est pas moindre, mais elle s'est surtout considérablement accrue...Et il serait grand temps que les pouvoirs exécutifs prennent pleinement conscience des situations de détresse que vivent quotidiennement une grande partie de nos concitoyens...

Bref...

Plus loin, on nous rappelle encore que (je cite toujours) " l'objectif d'économie a présidé au lancement des dispositifs de mutualisation".

Ces présupposés ne peuvent permettre la mise en place d'un véritable projet de territoire qui prendrait en compte les besoins insatisfaits des populations, qui mettrait la démocratie au cœur du processus et qui permettrait d'asseoir solidement le statut et l'activité des personnels.

L'exemple de la médecine du travail est, à ce titre, parlant :

Il y avait jusqu’à présent un médecin à la ville de Lorient. Ce poste serait dans l’avenir mutualisé avec Lorient Agglomération et les communes de Lorient, Lanester, Hennebont, Languidic, Groix Donc, la question qui se pose est la suivante : Dans un contexte où il y a tant à faire en matière de santé au travail, de prévention, du développement de nouvelles pathologies liées au stress et à la pression mise sur les agents pour en faire toujours plus, qu’est-il prévu en matière d’effectifs dans le futur service mutualisé « hygiène - sécurité et médecine du travail » ?

Donc, les réserves sur ce bordereau sont donc de plusieurs ordres :

  • D'une part, nous refusons le postulat d'évidence d'une acceptation de la réduction des dotations aux collectivités territoriales et continuerons à nous y opposer.
    - D'autre part, nous souhaitons l'expression d'une volonté affirmée de promouvoir le service public.

    - Enfin, cette démarche suppose que tous les acteurs soient consultés et que la démocratie fonctionne au mieux pour que la démarche soit comprise et partagée et notamment, il sera nécessaire de prendre en compte le point de vue des agents. Une possible détérioration de leurs conditions de travail conduira inévitablement à un amoindrissement du service rendu à la population.


Une dernière intervention a porté sur un vœu des élus de Lorient Agglomération sur la crise agricole, trouvé sur table au début du conseil. 

Nous soutiendrons ce vœu et tenons à manifester notre solidarité aux agriculteurs, dans les termes employés dans ce texte que nous avons lu rapidement. En effet, Monsieur le Président, vous avez déclaré avoir consulté chaque groupe pour rédiger ce vœu qui se voulait consensuel. Alors, effectivement, nous n'avons pas de groupe constitué puisqu'arbitrairement, il a été voté un règlement intérieur nous empêchant d'en constituer un. Nonobstant, nous représentons un nombre important d'électeurs et, à ce titre, je vous demande de nous associer à ce type de réflexion qui se veut commune... Je souhaite donc, qu'à l'avenir, vous nous transmettiez les documents qui concernent l'ensemble des élus de cette assemblée.

 

 

 

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02 février 2016

REUNION MENSUELLE FEVRIER 2016

invitation réunion mensuelle fevrier 2016

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25 janvier 2016

REPONDONS A L'APPEL DES GOODYEAR

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requises des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus de 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

 Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l'appel.

Témoignage tellement juste de Mickael Wamen, ex-Goodyear - Le Grand Journal - Canal +:

 http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-grand-journal/pid5411-le-replay.html?vid=1350592&sc_cmpid=SharePlayerEmbed

Je signe l'appel Nous Sommes Tous Des Goodyear:

https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l-appel-des-goodyear

 

La mobilisation de toutes et de tous est indispensable contre la criminalisation de l'action syndicale pour la défense de l'emploi et l'outil de travail

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01 décembre 2015

REUNION PUBLIQUE

invitation réunion publique 2015

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23 novembre 2015

ETAT D'URGENCE, LA POSITION DES SENATEURS

La position des sénateurs CRC sur la prolongation de l’Etat d’urgence

lundi 23 novembre 2015

11 sénateurs du groupe CRC se sont abstenus et 8 ont voté pour le projet de loi visant à prolonger l’Etat d’urgence, le 20 novembre. Retrouver l’intervention de la présidente du groupe, Eliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis.

Détail du vote :Groupe communiste républicain et citoyen

Pour : 8 - MM. Patrick Abate, Michel Billout, Éric Bocquet, Mme Michelle Demessine, MM. Thierry Foucaud, Michel Le Scouarnec, Mme Christine Prunaud, M. Dominique Watrin

Abstentions : 11 - Mmes Éliane Assassi, Marie-France Beaufils, M. Jean-Pierre Bosino, Mmes Laurence Cohen, Cécile Cukierman, Annie David, Évelyne Didier, M. Christian Favier, Mme Brigitte Gonthier-Maurin, MM. Pierre Laurent, Paul Vergès

Voir la vidéo

"Il y a tout juste une semaine allaient se produire, des attentats d’une violence inouïe dans notre capitale. Quelques jours plus tard l’émotion est encore lourde, un sentiment mêlé d’incompréhension, de profonde tristesse et d’impuissance est diffus dans l’atmosphère de notre pays meurtri, et du monde entier solidaire qui l’accompagne dans son deuil.

Dans ce climat de tension, de peur, le rôle du politique, et des membres du gouvernement et du Président de la République, est primordial.

Quelques heures après ces actes de guerre, l’état d’urgence a été décrété en conseil des ministres. La gravité des événements exigeait l’application de cette disposition exceptionnelle permise par la loi du 3 avril 1955, qui – comme l’indique son premier article – « peut être déclaré […] soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’évènements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

Mais s’il est incontestable que la situation pendant et juste après les attentats exigeait l’état d’urgence, permettez-nous d’émettre un doute quant à sa prolongation de 3 mois.

Le « péril imminent » et la « calamité publique » que pointe l’article 1er nous invite à nous questionner sur l’installation dans la durée de cette mesure exceptionnelle qui vient affecter l’équilibre des pouvoirs au bénéfice de l’exécutif.

Nous estimons, bien entendu, que des mesures très larges doivent être prises pour faire face à la situation, mais ne peuvent-elles pas l’être par le biais de notre droit commun, avec un contrôle de l’autorité judiciaire ?

En parallèle à l’action nécessaire, il est de la responsabilité du politique, d’autant plus issu de la gauche progressiste de se montrer autrement rassurant, en réaffirmant certaines valeurs et en éclairant les débats. Si nos concitoyens sont demandeurs de sécurité c’est avant tout pour pouvoir continuer de jouir de leur libertés (d’aller et venir le long du Canal Saint-Martin, d’assister à un match de football au stade de France, de boire un verre en terrasse, n’importe où dans les rue de Paris, de vivre tout simplement). N’est-ce pas précisément pour conserver leurs libertés que nos concitoyens souhaitent une intervention de l’état ? Et dès lors cette intervention ne devrait-elle pas s’apparenter à autre chose qu’à une surenchère sécuritaire qui dépasse l’objet de l’urgence ?

Réduire nos libertés, n’est-ce pas là le projet politique et idéologique de DAESH ?

Vous nous accorderez le droit, M. le Ministre, de nous interroger. La clé de voûte de ce projet de loi semble reposer sur une immense confusion pour les parlementaires et pour les citoyens : on nous enjoint de voter pour une loi supposée contre le terrorisme, alors qu’il s’agit en réalité d’une loi sur l’ordre public, d’une loi gravée dans le marbre pour les années à venir qui pourra s’appliquer à d’autres situations, à d’autres états d’urgence. Il s’agit avec cette loi de suspendre pendant trois mois l’état de droit, de mettre en parenthèse la chaîne judiciaire.

Je souhaiterais ici essayer d’être claire et précise pour que nos concitoyens sachent exactement de quoi nous débattons aujourd’hui.

Le projet de loi en lui-même nous pose simultanément deux questions :

1) souhaitons-nous prolonger l’état d’urgence qui, en l’état de la loi du 3 avril 1955, est limité à 12 jours, à 3 mois ?

2) souhaitons-nous modifier le contenu de cette même loi, en intégrant de nouvelles dispositions sécuritaires ?

- Si sur l’extension temporelle de l’état d’urgence, comme je l’ai évoqué plus tôt, la réponse n’est pas évidente. Il faut tout au moins permettre au Parlement d’être informé, mais aussi d’interrompre par un vote l’état d’urgence.

- Elle l’est encore moins sur les modifications matérielles de la loi. Si nous pouvons nous féliciter de la suppression de la censure de la presse et de l’instauration d’une information du parlement, nous ne partageons pas la défiance généralisée à l’égard de notre système judiciaire qu’instaure plusieurs dispositions, notamment issues de l’Assemblée nationale, telle que :

- l’élargissement du régime d’assignation à résidence à toute personne dont le comportement semble menaçant, accompagné de mesures de placement sous surveillance électronique mobile (le fameux bracelet électronique).

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux », écrivait déjà l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, Benjamin Franklin.

Votre phrase, M. le Ministre, la première des libertés, c’est la sécurité, c’est d’être réfléchie au regard de l’histoire du XXème siècle. Lorsque vous reprochez à certains députés de « s’enfermer dans le juridisme », est-ce acceptable dans l’enceinte où se rédige la loi ? Seul le pouvoir exécutif détiendrait-il le pouvoir d’écrire cette loi. Le débat doit avoir lieu, c’est la force de la Démocratie, c’est notre force face au djihadisme.

Nous nous opposons à ces dispositions dont on voit aisément poindre les limites et les dérives pour notre démocratie. Et notre opposition est d’autant plus ferme que nous sommes convaincus que la solution à terme n’est pas là.

Comme le souligne l’ancien juge anti-terroriste, Marc Trévidic, dans la lutte contre le terrorisme, une seule cause majeure explique les insuffisances des forces de l’ordre : le manque de moyens humains et matériels de nos services de renseignement et de nos autorités judiciaires spécialisées.

Sur le plan extérieur, c’est la large coalition internationale sous l’égide de l’ONU qui permettra de détruire DAESH et d’enclencher la reconstruction de la région. Nous appelons l’Union européenne à agir dans ce sens.

D’un point de vue plus national, la question de la transformation profonde de la société pour renouer avec le lien social est plus que jamais d’actualité. Tous les moyens doivent être mis sur l’éducation, la culture. Comment réagit la jeunesse des quartiers dont nous avions tant parlé en janvier ? Il y a urgence, grande urgence à redonner espoir aux quartiers populaires. Rien n’a bougé depuis sur ce plan.

L’heure est grave mais ne cédons pas à l’émotion. Les guerres sont dues à une connivence contre-nature entre raison, désir et colère, explique le philosophe Alain dans son essai Mars ou la guerre jugée.

Ne cédons pas à cette colère bien compréhensible et aux facilités de la rhétorique « martiale », sous couvert de l’unité nationale, de l’union sacrée qui, rappelons-le, M. le Premier Ministre, a permis les massacres de 14-18 après l’assassinat de Jaurès.

En rappelant que la pluralité des points de vue est la pierre angulaire de notre démocratie que ces assaillants terroristes veulent détruire, permettez-moi, mes chers collègues, d’opposer à ces discours de guerre une logique de paix. La lutte déterminée contre DAESH doit conduire à la paix. Il faut le dire et le redire.

Dans cet état d’esprit, nous défendrons quelques amendements pour instaurer un minimum de débat, même dans l’urgence.

Nous rappellerons que la France est attaquée parce qu’elle est symbole de liberté dans ce monde.

Le projet qui nous est soumis s’inscrit dans un projet de société qui dépasse de toute évidence, l’objectif de l’urgence. Ce projet de société n’est pas le nôtre, ni celui de nombreux démocrates qui s’interrogent depuis deux jours. L’exercice de la démocratie n’est pas facile, mais au sein de mon groupe, elle s’impose sur tous les sujets et donc sur des sujets aussi sensibles que celui sur lequel nous travaillons cet après-midi.

Ce qui nous rassemble est fort. C’est ce qui nous permet d’avoir quelques fois des votes différenciés et de les respecter.

Ce sera le cas aujourd’hui avec des abstentions et des votes en faveur de ce texte."

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21 novembre 2015

ATTENTATS, REACTION DU FRONT DE GAUCHE BRETAGNE

REGIONALES EVENEMENTS

REGIONALES1

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25 octobre 2015

REGIONALES BRETAGNE

REGIONALES001

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17 octobre 2015

référendum socialiste, changez de politique !

referendum ps

referendum ps2

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