25 décembre 2014

Ploemeur, réunions de quartiers, ni démocratiques, ni participatives !

Les réunions de quartier viennent de s'achever.

UNE CARICATURE DE L'ECOUTE DES CITOYENS

En aucun cas, elles ne font appel à la participation des citoyens. Leur calendrier a été connu tardivement, (après une sollicitation de ma part 4 jours avant le conseil municipal et une annonce dans l'urgence dans la presse). Pas de transmission aux citoyens dans leurs boîtes aux lettres.

Elles n'ont pas été préparées par des rencontres dans les quartiers, ni animées sur place par des élus.

Elles n'ont donc pas été le reflet de l'écoute des habitants.

La forme de ces réunions, contrairement aux propos du Maire, ne diffère en rien de celles du mandat précédent: un monologue de plus d'une heure qui ne laisse pas la place à un véritable débat.

La démocratie ne se mesure pas au nombre des tweets expédiés. La modernité serait d'associer, de demander leur avis, d'écouter...

L'exemple de la mise à double sens, sur 20m, de la rue des corvettes au Fort-Bloqué est exemplaire. La décision a été mise en oeuvre, dans un premier temps, sans les formes légales élémentaires, sans consultation. Face à la protestation, une consultation tronquée a été mise en oeuvre pour justifier la décision. Cela n'a rien à voir avec la démocratie.

DES INFORMATIONS TRONQUEES, DES OUBLIS et UN REFUS DE DEBATTRE

Le langage de proximité utilisé cache mal les intentions réelles.

L'abandon de la ZAC Grand Pré-Kéradéhuen a nécessité pour la Municipalité l'ouverture d'un emprunt de 2 millions d'euros. Au delà-des conséquences désastreuses pour l'avenir de la ville (non-installation de 450 familles, rentrées financières avec les impôts locaux payés par ces nouvelles familles...), c'est la capacité à emprunter qui est atteinte. Aucune information aux ploemeurois au cours de ces réunions de quartier.

La recherche des économies nécessitée par l'austérité catastrophique imposée par le gouvernement et partagée par l'Equipe municipale est l'occasion d'annoncer le recours à des entreprises privées... sans jamais le dire vraiment. Le sort des employés territoriaux dont la charge de travail est effectivement trop lourde n'est qu'un prétexte pour justifier la mise en place de contrats avec des sociétés. Que l'on ne s'y trompe pas, la volonté de diminuer la charge salariale est bien l'objectif majeur, sans dire, évidemment, que le coût sera plus élevé. La ligne budgétaire va changer, le financement sera reporté ailleurs.

Du personnel territorial qualifié et en nombre est une option qui ne peut être retenue par l'Equipe UMP-UDI-Modem en place.

Le nombre des m2 de bâtiments communaux et l'état de certains d'entre-eux a été l'occasion d'une manipulation honteuse. Loin de moi l'idée de prétendre que certains ne nécessiteraient pas des travaux d'urgence, pour autant utiliser la ferme GALLO, le centre technique municipal sans faire savoir que ces bâtiments devaient disparaître dans le cadre de la ZAC-centre, que M.Loas et M.Tonnerre ont décidé de rayer de la carte des projets, relève bien de la manipulation. Quel intérêt, sauf caractère d'urgence, de remettre en état des bâtiments voués à disparaître.

Des économies, il n'en est pas réalisé partout. Prenons l'exemple de l'option idéologique de changer le PLU.

62000€ annoncés au cours de l'une des réunions, sans évoquer le travail des personnels communaux durant les 3 années, au moins, de préparation de ce nouveau PLU. Une révision simple eut été possible. 

Nombre des habitants, équilibre sociologique, protection des espaces, non recours au mitage, recentrage de la ville sur son centre, tout cela est en cause dans les intentions de nos édiles.

Aucun de ces messages n'a pu réellement être porté à l'occasion de ces réunions puisque toute contestation a immédiatement été empêchée en coupant la parole, en usant du micro.

Il est nécessaire que les habitants portent les interrogations et les protestations pour que les choix annoncés changent.

Michel LE MESTRALLAN

 

Posté par PCFPLOEMEUR à 11:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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